DPJ : faire un signalement
La DPJ (directeur de la protection de la jeunesse) reçoit les signalements 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par téléphone, au numéro de votre région. Selon Québec.ca, il suffit d'un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d'un enfant est ou peut être compromis : vous n'avez pas à en être certain. Trouvez ci-dessous le numéro de la DPJ de votre région. Un enfant est en danger immédiat ? Composez le 911.
Vérifié le 2 novembre 2026.
Le numéro de la DPJ de votre région
Choisissez votre région ou tapez le nom de votre municipalité. L'outil donne le numéro de la DPJ qui la dessert. Sur un téléphone, touchez le numéro pour appeler.
L'outil demande JavaScript. Tous les numéros sont sur la page « Coordonnées du DPJ » de Québec.ca.
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<iframe src="https://agentintervenant.com/integrer/dpj/" title="Le numéro de la DPJ de votre région" width="100%" height="620" style="border:0;max-width:760px" loading="lazy"></iframe> <p><a href="https://agentintervenant.com/dpj/">Le numéro de la DPJ de chaque région</a>, par Agent Intervenant</p>
La DPJ par région
- DPJ Bas-Saint-Laurent
- DPJ Saguenay–Lac-Saint-Jean
- DPJ Capitale-Nationale (Québec)
- DPJ Mauricie et Centre-du-Québec
- DPJ Estrie
- DPJ Montréal
- DPJ Outaouais
- DPJ Abitibi-Témiscamingue
- DPJ Côte-Nord
- DPJ Nord-du-Québec
- DPJ Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
- DPJ Chaudière-Appalaches
- DPJ Laval
- DPJ Lanaudière
- DPJ Laurentides
- DPJ Montérégie
- DPJ Nunavik
- DPJ Terres-Cries-de-la-Baie-James
Quand faire un signalement
L'article 38 de la Loi sur la protection de la jeunesse nomme les situations où la sécurité ou le développement d'un enfant est considéré comme compromis. Québec.ca en dresse la liste :
- l'enfant est abandonné
- l'enfant est négligé ou risque sérieusement de l'être
- l'enfant subit de mauvais traitements psychologiques
- l'enfant est exposé à la violence conjugale, directement ou indirectement, y compris après une séparation
- l'enfant subit ou risque sérieusement de subir des abus sexuels
- l'enfant subit ou risque sérieusement de subir des abus physiques
- l'enfant a de graves troubles de comportement
Deux autres situations peuvent aussi être considérées comme compromettantes : la fugue ainsi que l'enfant délaissé par ses parents après avoir été placé en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux. En cas de doute, Québec.ca invite à appeler la DPJ pour obtenir de l'information : l'intervenant qui répond peut vous guider.
Qui doit signaler
L'article 39 de la loi crée deux niveaux d'obligation.
- Les professionnels et les travailleurs auprès des enfants. Le professionnel qui soigne ou aide des enfants, l'employé d'un établissement, l'enseignant, la personne qui travaille en milieu de garde et le policier doivent signaler sans délai toute situation compromettante qu'ils constatent dans leurs fonctions.
- Tout le monde, pour les abus sexuels et physiques. Toute autre personne qui a un motif raisonnable de croire qu'un enfant subit des abus sexuels ou physiques doit signaler sans délai.
- Tout le monde peut signaler les autres situations. Pour l'abandon, la négligence, les mauvais traitements psychologiques, l'exposition à la violence conjugale ou les troubles de comportement, le signalement est permis à tous.
Selon l'article 134, la personne tenue de signaler qui ne le fait pas commet une infraction passible d'une amende de 250 $ à 2 500 $.
Comment faire un signalement
Le signalement se fait par téléphone, au numéro de la DPJ de votre région. Québec.ca indique les renseignements qui vous seront demandés :
- votre nom et vos coordonnées
- tout ce qui permet d'identifier l'enfant : son nom, son âge, son adresse, son école ou son milieu de garde
- ce que vous savez de la situation : ce que vous avez vu ou entendu, les confidences reçues, depuis quand
Vous pouvez signaler même si vous ne pouvez pas répondre à toutes les questions. Québec.ca publie un aide-mémoire pour préparer l'appel. Votre identité reste confidentielle : l'article 44 interdit de la dévoiler sans votre consentement. L'article 43 ajoute qu'une personne ne peut être poursuivie pour un signalement fait de bonne foi.
Ce qui se passe après le signalement
Québec.ca décrit l'intervention de la DPJ en 7 étapes. Le guide Après un signalement à la DPJ détaille chaque étape avec les délais que fixe la loi.
- Réception et traitement. La DPJ analyse la situation et décide de retenir ou non le signalement. L'article 45.1 l'oblige à informer la personne qui a signalé de sa décision.
- Évaluation. Si le signalement est retenu, la DPJ évalue la situation de l'enfant. En cas d'urgence, elle peut prendre des mesures de protection immédiate pour 48 heures au plus.
- Orientation. Si la sécurité ou le développement est compromis, la DPJ propose une entente de courte durée (60 jours au plus), une entente sur des mesures volontaires (12 mois au plus) ou saisit le tribunal.
- Mise en place des mesures. Un intervenant accompagne l'enfant et ses parents selon un plan d'intervention.
- Révision. La DPJ révise régulièrement la situation, que l'enfant soit placé ou non.
- Fin de l'intervention. Elle survient quand la situation n'est plus compromise ou quand l'enfant a 18 ans, entre autres.
- Liaison avec les ressources d'aide. La DPJ informe la famille des services de son milieu.
Un signalement non retenu ne laisse pas la famille seule : la DPJ doit l'informer des ressources d'aide de son milieu et, avec son accord, la mettre en relation avec elles. Pendant toute l'intervention, l'enfant et ses parents ont le droit d'être consultés, informés et entendus. Ils ont aussi le droit de recourir à un avocat.
Pas d'accord avec la DPJ ou insatisfait du service ? Le guide Plainte DPJ : les recours indique à qui s'adresser. Ce guide explique la loi et les démarches officielles. Il ne remplace ni la DPJ ni un avis juridique.
Questions fréquentes
Quel est le numéro de la DPJ ?
Chaque région a son numéro, ouvert 24 heures sur 24. L'outil de cette page donne celui de votre région, à partir de la liste publiée sur Québec.ca. Si un enfant est en danger immédiat, composez le 911.
Comment faire un signalement à la DPJ ?
On appelle la DPJ de sa région. L'intervenant demande vos coordonnées, de quoi identifier l'enfant et ce que vous savez de la situation. Vous pouvez signaler même sans réponse à toutes les questions.
Est-ce qu'un signalement à la DPJ est confidentiel ?
Oui. L'article 44 de la Loi sur la protection de la jeunesse interdit de dévoiler l'identité de la personne qui signale sans son consentement. La DPJ vous demande tout de même votre nom et vos coordonnées.
Peut-on être poursuivi pour avoir fait un signalement ?
Non, quand le signalement est fait de bonne foi. L'article 43 de la loi protège la personne qui signale. Vous n'avez pas à être certain : un motif raisonnable de croire suffit.
Qui est obligé de signaler à la DPJ ?
Les professionnels qui travaillent auprès des enfants, les employés d'établissement, les enseignants, le personnel des milieux de garde et les policiers, selon l'article 39. Pour les abus sexuels et physiques, toute personne est tenue de signaler.
Que se passe-t-il après un signalement à la DPJ ?
La DPJ analyse le signalement et décide de le retenir ou non. S'il est retenu, elle évalue la situation de l'enfant, puis choisit des mesures si sa sécurité ou son développement est compromis. Elle informe la personne qui a signalé de sa décision de retenir ou non le signalement.
Quels sont les motifs de signalement à la DPJ ?
L'article 38 de la loi en nomme 7 : l'abandon, la négligence, les mauvais traitements psychologiques, l'exposition à la violence conjugale, les abus sexuels, les abus physiques et les graves troubles de comportement. La fugue peut aussi justifier un signalement.
Sources
- Coordonnées du DPJ, Québec.ca, mise à jour le 7 octobre 2026
- Comment faire un signalement au DPJ, Québec.ca, mise à jour le 22 novembre 2024
- Motifs de signalement au DPJ, Québec.ca, mise à jour le 22 novembre 2024
- Intervention du DPJ à la suite d'un signalement, Québec.ca, mise à jour le 22 novembre 2024
- Loi sur la protection de la jeunesse (RLRQ, c. P-34.1), articles 38, 39, 43, 44, 45.1 et 134, LégisQuébec, consulté le 2 novembre 2026